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le fil rouge

Le vin est une passion et comme toutes les passions, elle est dévorante...

Mais la solitude du travail dans la vigne nous oblige à philosopher.

En nous arrêtant un peu, par l'observation de tout ce qui nous entoure, on se rend compte que le temps des hommes et celui de la nature est bien différent.

Une vigne, c'est plusieurs décennies d'espérance de vie, elle dépasse la succession des générations.

Souvent, notre grand-père nous rappelait qu'il fallait planter pour la génération suivante, passer le flambeau.

Et la plantation, c'est une aventure car il faut être dans la transmission mais aussi dans l'innovation. 

 

 

Même si l'objectif final est de faire du vin, donc un produit technique et qui peut être appréhendé comme tel, il ne faut jamais perdre de vue que le vin c'est du partage et une bonne raison pour se retrouver et passer un bon moment.

 

 

La vigne est l'objet de toutes les attentions au fil de la saison.

Elle reçoit les soins nécessaires à son plein épanouissement et révèle ainsi le meilleur d'elle-même : des raisins de qualité.

C'est la base, pas de bon vin sans un bon raisin !

 

 

 
 

Pour cela, c'est la rencontre de trois facteurs; un beau terroir, des plants adaptés et des vignerons motivés.

 

Le terroir, on peut le choisir ou le subir. En tout cas, il faut savoir observer le sol, la flore qui se développe naturellement, le comportement au fil de la saison de la  végétation.

Les plants sont sélectionnés pour une production modérée et qualitative, adaptés aux conditions pédoclimatiques locales.

Les vignerons qui maîtrisent les différents travaux viticoles manuels ont toujours une ligne conductrice claire : la qualité.

 

 

 

 

Taille, liage, travaux en vert, entretien du sol, lutte contre les maladies, la vigne demande beaucoup de temps et d'attention.

Tout au long de l'année, ces travaux sont effectués en respectant les équilibres naturels, en respectant le terroir,

sans oublier la santé des vignerons et des riverains.

 

 

 

Un pied de vigne a une durée de vie moyenne de 40 ans, avec des extrêmes à 100 ans.

Selon son, âge, il nécessite des traitements différents et adaptés.

Les interventions sur le plant de vigne lui permettent, par une charge équilibrée, une bonne activité photosynthétique et un bon état sanitaire, de produire un raisin sain.

 

 

 

 

 

La protection de la vigne contre les maladies et les insectes est indispensable pour préserver la vie du plant, préserver la qualité du feuillage, pour une bonne photosynthèse et préserver l’intégrité des grappes.


Cette protection est adaptée aux risques que l'on rencontre dans l'année.

Il ne faut pas oublier que notre climat favorise l'élevage, donc l'herbe et les champignons, autant dire nos pires ennemis !

Mais une protection raisonnée, basée sur l'observation et la gestion du risque permet de limiter, cibler les interventions de façon chirurgicales, mais aussi parfois de simplement contenir le ravageur.

 

 

 

L’entretien du sol permet de gérer la concurrence d'une flore indésirable, même si elle a toute sa place notamment pour accueillir les insectes.

Les plants sont piochés sous le rang et une bande enherbée permet de limiter l'érosion et de développer une vie microbienne intense et nécessaire pour l'aération du sous sol.

Le but est aussi de faire souffrir les pieds pour qu'ils aillent chercher au plus profond du sous sol les éléments nutritifs et l'eau. 

 

 

Malgré tous les bons soins que l'on lui donne,  planent toujours au dessus de nos têtes les risques climatiques, qui peuvent ravager en un instant le travail de toute une année, et parfois celui de l'année suivante dans le cas de la grêle.

Nous avons face à cela deux solutions d'efficacité variable : le cierge et les prières ou l'assurance récolte.

 

 

 

 
 

L'heure du stress arrive petit à petit : les vendanges.

Nous récoltons des baies échantillons représentatives de la parcelle, qui sont analysées en laboratoire et/ou au refractomètre.

Lorsque toutes les planètes sont alignées, c'est l'heure de la cueillette.

Les équipes de saisonniers sont réparties sur la parcelle, deux sur chaque rang, face à face.

Chaque grappe est cueillie à la main et disposée dans un seau.

 

 

 

Si l'état sanitaire ou la maturité hétérogène l'exigent, un tri est effectuée dès la cueillette.

Les grappes non conformes sont laissées au sol.

Une fois pleins,les seaux sont vidés dans des caisses de faible hauteur, contenant moins de cinquante kilos de raisins,

pour éviter tout écrasement des grappes.

Les caisses sont ensuite chargées sur des remorques pour être acheminées vers le chai.

 

 

 

 

A partir de ce moment là, la magie s'opère...abracadabra, le raisin se change en vin.

Faire du vin est simple. C'est une fermentation naturelle , un peu de matériel et des interventions ciblées.

Les chefs étoilés donnent facilement leurs recettes, mais je ne suis jamais arrivé à reproduire le résultat final !

Pour le vin, c'est un peu pareil. Chacun a son vécu, sa sensibilité, son éxigence. 

Le procédé reste le même d'une année sur l'autre, mais on s'adapte en fonction du potentiel du millésime.

Pour faire du rosé et du vin blanc, on presse les grappes dès leur arrivée pour laisser fermenter le jus en cuve durant l'année.    Evidement, il existe des variantes, mais ce procédé est majoritaire.

 

 

Alors que pour faire du vin rouge, on met la grappe entière et/ou seulement les baies (c'est l'éraflage) dans la cuve que l'on laisse fermenter 8 à 30 jours, selon le résultat que l'on veut obtenir.

Ce procédé est appelé macération semi-carbonique


 
 La différence avec une macération carbonique dite « normale » tient dans le fait qu’une fois la cuve remplie, celle-ci n’est pas fermée hermétiquement. Autre différence, il n’y a pas d’ajout de CO2 ni de « levurage ». L’apport en CO2 se fait naturellement dans la cuve, sous l’effet de la respiration des cellules végétales de la grappe de raisin, et sous l’effet de la fermentation alcoolique dûe aux levures. La fermentation va ainsi démarrer spontanément, dans le jus de raisin au fond de la cuve.  

 

 

Lorsqu'il n'y a plus de sucre disponible pour les bactéries, on retire les jus qui sont mis en cuve et on presse "la grappe" à l'aide d'un pressoir.

Au moment du pressurage, les jus de presse et de goutte de chaque cuvée sont ensuite assemblés et décantés de leurs lies grossières.

L'élevage peut commencer.

il s'étale de six à douze mois, selon les cuvées.

Les autres opérations, filtration et mise en bouteilles sont réalisées par un prestataire.

La dernière touche, l'habillage, est faite de manière artisanale par nos soins.

Le plus difficile étant d'avoir une étiquette en adéquation avec le vin, évocatrice des sensations contenues dans le flacon.