Avis des internautes

Note générale : 5/5
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Donner votre avis Lire les commentaires

Nous trouver

Plan d'accès

Vous êtes ici : Accueil / Le domaine / philosophie

philosophie

 

 

Nous avons trace de notre famille avant la révolution sur les terres du Forez. Nous sommes éleveurs de génération en génération.

Chacun vivait chichement, mais comme c'était la norme, personne ne se plaignait !

Le but premier était l'autosuffisance et quand l'année était bonne, que l'on avait bien travaillé, les excédents étaient vendus.

Veaux, vaches, cochons, volailles, lapins, brebis, la ménagerie était complète...

 

 

 

Et pour se faire plaisir, il y avait la vigne. Mais tous ne réussissaient pas leurs vins.

Certaines maisons étaient réputées pour...leurs terribles breuvages et d'autres pour le bonheur que l'on avait à leur rendre visite et partager un " bon canon".

C'était le cas de mon grand père ,chez qui le vin  était léger, fruité mais moins alcoolisé qu'aujourd'hui (8°). Il produisait du BIO avant l'heure.

 

 


 

Et puis, dans les années 60, le grand virage productiviste s'est imposé à tous, y compris dans l'agriculture.

On a expliqué à mon père que plus de vaches, plus d'hectares , ce serait plus d'argent donc plus de bonheur...

Il y a cru, j'y ai cru !!! 

Crise laitière, crise porcine, crise de surproduction des fruits ou des légumes, crise de la vache folle...

La démonstration est faite que nous nous sommes trompés.

Il ne faut pas jeter la pierre à cette génération, la chimie a compensé la fuite de la main d'œuvre familiale vers l'industrie.

C'était le progrès !

Mais aujourd'hui, nous savons les problèmes posés par les produits à " tête de mort" et nous sommes comptables envers les générations futures.

 

 

 

 

Actuellement, la ferme est composée de prairies pour notre troupeau d'une trentaine de vaches Limousines. Les veaux sont élevés jusqu'à trente mois pour la boucherie.

L'objectif est de produire propre, avec le moins d'intrants possible donc être autosuffisant.

La boucle est bouclée, nous marchons de nouveau sur les pas de notre grand père.